•    Pour plus de clarté, je vous parlerai, dans un premier temps, des outils. La façon de les utiliser sera développée ensuite.

     

    OUTILS DE BASE 

    Ces outils constituent le minimum indispensable pour débuter.

    -         1 paire de ciseaux droits

    -         1 paire de ciseaux courbés

    -         1 Cutter

    -         2 Réglets

    -         1 outil pour marquer les plis

    -         Epingles

    -         1 support de découpe

    -         1 boite de feutres de couleur

    -         1 pinceau

    -         1 pince « brussel »

    -         Papier 160 grammes (ou 120g)

     

    Pas de panique, ces outils se trouvent, pour l’essentiel, dans les magasins de bricolage et le budget pour les acquérir est ridiculement faible.

    La paire de ciseaux droit 

    Grands et de bonne qualité. 

     

    OUTILLAGE

     

     

    La paire de ciseaux courbés 

     

    Dits ciseaux à ongles 

     

    OUTILLAGE

     

    Le cutter
    On en trouve dans les grandes surfaces de bricolage sous blister. Il sont généralement fournis avec des lames de rechange.  

     

    OUTILLAGE

     

     

    Les réglets

    OUTILLAGE

     

    Un réglet métallique d’une trentaine de centimètre. Il servira de guide au cutter pour exécuter des découpes bien rectilignes.

    Un autre réglet servira pour le marquage des plis. On en trouve aussi dans les magasins de bricolage mais un morceau d’une quinzaine de centimètres de feuillard métallique assez large (3 cm par exemple) fera très bien l’affaire.

     

    L’outil pour marquer les plis

    OUTILLAGE

     

    J’utilise un cutter jetable dont j’ai cassé le tranchant et arrondi l’extrémité. De plus l’extrémité arrondie de son manche plastique me sert à presser les pièces collées l’une contre l’autre le temps que la colle prenne. Voir la aussi les magasins de bricolage.

     

    Epingles

    OUTILLAGE

     

    A tète de préférence (cela fait moins mal au doigt). Ils nous serviront pour identifier les lignes de plis au verso des planches.

     

    Colle

     

    OUTILLAGE

     

    Colle de menuisier à prise rapide (dite colle blanche). Existe en tube ou boites.

     

    Support de découpe 

     

    Un grand calendrier en carton épais fera un très bon plan de découpe pour démarrer. Pas de photos, vous savez de quoi je parle.

     

    Boite de feutres de couleur 

    Ou boite de tubes de gouache. Les couleurs de base suffisent.La aussi une pas de photos, le choix est vaste.

     

    Pinceaux 

     

    OUTILLAGE

     

    Le large sert pour étaler la colle sur des surfaces importantes, le fin pour les autres....et aussi pour la peinture.

    Pince « brussels »

    OUTILLAGE

     

    A bouts pointus. A défaut une pince à épiler fera, dans un premier temps, l’affaire.

     

    Papier 160g 

    Blanc et lisse. On en trouve en pochette ou en rames en papeterie. Pour ma part j'utilise (toute pub mise à part) du CLAIREFONTAINE que l'on peut trouver en rames de 250 feuilles sous la ref 2618.

    Nota: J'ai utilisé ce papier jusqu'au moment ou j'ai découvert dans les productions CLAIRALFA la gamme DCP que j'ai définitivement adopté en grammage 120g sous la référence 1844. Pour moi, c'est le top.

     

                                ET C’EST TOUT POUR DEMARRER!

    ET POUR PLUS TARD... 

    Outillage complémentaire 

     

    Lorsque vous serez devenus accroc au modélisme papier et au fur et à mesure que vous vous lancerez dans des maquettes de plus en plus élaborés, vous étofferez de vous même la panoplie de base ci-dessus avec un certains nombres d’outils à l’usage bien spécifique mais qui permettent de faire du travail de grande qualité.

     

    Si, pour les opérations de base, nous utilisons tous la même méthode, dès qu’il s’agit d’opérations bien précises à effectuer demandant un certain « coup de patte », les méthodes et les outils utilisés peuvent varier d’un modéliste à l’autre.

     

    A titre d’exemple, je vous donne un extrait des équipements complémentaires que j'utilise et leurs fonctions.

     

    -         Tapis de découpe auto-cicatrisant de format A3. Inusable, il remplace avantageusement le calendrier dans lequel tous les coups de cutter demeurent.

    -         Colle Cyanoacrylate gel et contact pour les collages spéciaux (métal sur papier par exemple).

    -         Serre joints, pinces à linge… pour presser ou tenir les pièces en cours de collage.

    -         Poncettes avec du papier de verre de différents grains.

    -         Assortiment de pinces (coupantes, plates, à bouts ronds….) pour travailler les parties métalliques.

    -         Mini perceuse avec ses accessoires (forêts de différents diamètres, disques abrasifs….).

    -         Emporte pièces de différents diamètres (pour faire des trous bien ronds)

    -         Un compas de découpe circulaire (pour les gros trous)

    -         Cintreuses de différents diamètres (pour cintrer des tubes de cuivre ou d’aluminium)

    -         Cartes de crédit (et oui !) périmées pour étaler la colle ou préparer la peinture.

    -         Un cutter à large lame réformée pour déposer la colle avec précision.

    -         Des lunettes-loupe. Grossissement 2.5.

    -         Un tire point mieux en main que les épingles.

    Cette liste n'est pas exhaustive, le meilleur des outillage est celui que vous avez bien en main

     

    Les matériaux complémentaires (boite à rabiots) 

      

    -         Tiges d’acier (appelées corde à piano) de différents diamètres (0.3 – 0.5 – 0.8 – 1.0 – 1.2 – 1.5). Magasin de modélisme

    -         Fil de cuivre de différents diamètres (récupération sur bobinages de moteurs électriques et magasin de modélisme.

    -         Cartons de différentes épaisseurs pour servir de renfort.

          -    Plastique transparent.


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  • CARTON 5 ETOILES

     

    Comme tout le monde, je fais de la récupération de cartonnages de différentes épaisseurs pour servir de renfort dans la construction de mes modèles.
    L’adaptation à notre besoin n’est pas systématique, et tout dépend de la constitution de la feuille de carton recueillie. Certains cartons ont  tendance à pelucher lorsqu’on ponce leurs champs, voir même se dé laminent, ce phénomène étant particulièrement constaté dans des épaisseurs relativement fortes (10/10 et au dessus).
    Ceci est particulièrement pénalisant lors de la réalisation d’une structure dont la précision va directement conditionner la qualité du recouvrement. Je pense par exemple à HALINSKI dont les structures de ses modèles sont particulièrement élaborées et demandent du soin pour être correctement réalisées, le résultat final en dépendant.
    Après plusieurs essais plus ou moins concluants, j’ai enfin trouvé le carton qui va bien.
    Il s’agit de carton blanc 2 faces satinées destiné à l’encadrement. On le trouve en 10/10 (entre autres épaisseurs)  et on peut se le procurer auprès des boutiques de loisirs créatifs.
    Comme vous pouvez le constater, les champs, après ponçage, ont l’aspect  du plastique ce qui permet d’ajuster les pièces avec une extrême précision. Ses faces glacées évitent l’effet buvard et la colle peut être déposée en très fines couches.
    Hélas, la recherche de la précision à un prix : environ 3 euros la feuille de 1200*800 mais je pars du principe que, plus une maquette est complexe et détaillée, plus elle mérite que l’on accorde un minimum de soin au choix de ses ingrédients.


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  • Fut une période (antérieure à celle ou je me suis adonné aux maquettes papier) ou je m’étais lancé dans la réalisation de maquettes d’avions en bois au 1/200.

    Pourquoi ?

    J’avais été subjugué en visitant un petit musée aéronautique près de Perpignan d’en découvrir plusieurs centaines exposées. Ces petites maquettes étaient sculptées dans du bois puis peintes et le résultat était plaisant et évocateur.

    Je trouvais l’idée originale pour faire revivre des avions oubliés de notre patrimoine français si riche et si méconnu.

    Je me suis donc lancé à mon tour dans la réalisation d’avions au 1/200 en partant de plans 3 vues ramenés à la bonne échelle et de la doc en ma possession. 

    Puis je découvris les maquettes en papier et laissait de coté mes avions en bois au 1/200 jusqu’à aujourd’hui où l’idée de poursuivre cette collection, mais cette fois en papier, me trotte dans la tête.

    D’une réalisation en  bois à une réalisation en papier il n’y a qu’un pas, mais chacune présente des avantages et des inconvénients  sachant que, temps de séchage de la peinture mis à part, le temps de réalisation est sensiblement le même dans la mesure ou l’on reste dans la reproduction d’avions de taille raisonnable (si, si, j’ai fait l’expérience).

    Le principal avantage de la maquette en bois est de pouvoir réaliser facilement des formes non développable ce qui est un atout de poids par rapport à l’utilisation du papier.

    Un inconvénient est d’être limité à la réalisation de petites maquettes à moins d’être un sculpteur de talent. Plus le modèle est imposant plus sa réalisation demandera du temps et de du savoir faire(imaginez l’A380 au 1/200).

    Un autre inconvénient est la difficulté de réaliser les décorations car tout doit être fait à main levée au pinceau « trois poils » et ceci bien souvent sur le modèle assemblé.

    Si nous analysons son pendant en papier, l’inconvénient est dans la réalisation (ou l’approche) des formes non développables. Tant que l’on se limite à des modèles « carrés » genre piper cub pas de problèmes, l’affaire ce corse lorsque vous vous attaquez à des modèles aux formes bien galbées genre chasseurs (jaguar, mirage et autres) dans la mesure où l’on écarte une approche trop prismatique du sujet, cela va de soi.

    Par contre il y a plusieurs avantages : la possibilité une fois le modèle conçu de le diffuser (et ce n’est pas le moindre), la possibilité de soigner les détails comme les différents marquages, lignes de stucture etc.

     

    Le GRUMMAN F6 du site http://www.fk.konradus.com/modele/modele.php   est une parfaite illustration de mes propos mais montre les limites de la maquette papier au 1/200. Cela me semble difficile de faire mieux sachant que le montage d’une telle maquette requiert une certaine expérience.

    Alors que faire ?

    Si l’on opte pour la maquette en papier je pense que la bonne solution serait une échelle un peu plus grande que le 1/200 tout en restant dans les minis.

    Le 1/150 pourrait ètre essayé mais il ya déjà le 1/144 en maquettes plastique et les maquettes papier ne souffriraient pas la confrontation.

    Alors il y a le 1/100. D’abord c’est une échelle métrique (je n’ai rien contre les anglo saxons mais je les trouve un peu envahissants) et puis cela me semble un bon compromis entre une bonne précision et une réalisation un peu plus accessible à tout un chacun, pour preuve certains modèles  proposés sur le site :

    http://mikromodele.cba.pl/kokusai_ta_go.htm

     Un petit mot sur les modèles tirés de planches initialement au 1/72 voir 1/48 et réduites. Ce n’est pas systématique que ces modèles réduits au 1/200 restent montables. Il est vrai que si c’est le cas cela donne de jolis modèles. 

    Je pense quand même qu’une maquette doit être conçue dès le départ pour une échelle donnée et surtout, et là je m’adresse aux concepteurs, que des photos du modèle réalisé accompagnent les planches. Il en va de la crédibilité de nos créations et ce quel qu’en soit le niveau. De toutes les façons, en ce qui me concerne, je m’y engage.


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  • Je n'y croyais pas trop et le souhait s'est réalisé. Ma présentation du MS406 d' Halinski est publiée dans le numéro d'aout de la revue REPLIC consacrée au montage (de haut niveau) de maquettes d'avions en plastique. Seul bémol, suite à une erreur de la rédaction, l'article est attribué à un modéliste plastique de renom qui se trouve plutôt flatté par cette méprise. Tant mieux cela aurait pu ètre un détracteur!
    Que le rédacteur de cette revue M. VERDU en soit ici remercié car c'est une opportunité exceptionnelle qui nous a été donnée de faire connaitre ce loisir si peu pratiqué en France.
    Mon souhait est que l'accueil soit suffisamment positif pour que la poursuite d'articles sur ce type de modélisme  puisse ètre envisagée....et je suis prèt, en espérant que d'autres modélistes sortiront de l'ombre et viendront aussi présenter leurs réalisations.


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  • Ce blog est dédié à Georges CROS qui fut mon professeur de physique chimie au CEG CITE de Narbonne….dans les années 60/65….,il y a quelques années déjà !

    Cet homme remarquable nourrissait une passion particulière pour l’aéromodélisme.

    Au sein de la section CLAP locale (Centre Laïque d’ Aviation Populaire) qu’il animait, il donna le virus à quelques uns de ses élèves, dont j’eu la chance de faire partie. Il nous fit découvrir la joie de faire voler des modèles réduits construits de nos mains, rien à voir avec les "ready to fly" d'aujourd'hui!

    Ce fut d'abord des planeurs (vol libre) de plus en plus gros, puis le vol circulaire et l’émoi des  premiers concours et rencontres.

    Les études supérieures mirent entre parenthèses cette activité, mais le virus était bien ancré.

    Le soleil et le ciel bleu de la Cote d ‘Ivoire, ou je résidais début 80, le réactivèrent pour de nombreuses années.

    Passant, un jour, à proximité de l’aéroport d’Abidjan, j’entendis un « miaulement » qui éveilla en mois de merveilleux souvenirs. C’était celui du moteur d’un modèle réduit évoluant à proximité. En y regardant de plus près, je découvris une petite piste en dur autour de laquelle régnait une activité fébrile.

    C’est comme cela que je renouais avec le modélisme. Ce fut l’apprentissage du pilotage radio commandé, et les modèles succédèrent aux modèles, avec une attirance particulière pour les maquettes d’avion et les moto planeurs.

    Mon retour en France, début 2007, mis à nouveau entre parenthèses cette activité. Retraite prochaine aidant, j’espère pouvoir à nouveau m’adonner à cette passion.

    Parallèlement à cette activité, je découvris, en surfant sur le net, qu’une autre sorte de modélisme existait : le modélisme en papier.

    Je me souvenais avoir monté de tels modèles étant gamin, sans grand résultat d’ailleurs. Les seuls outils mis à notre disposition étaient des ciseaux à bouts ronds (pour ne pas se blesser) et de la colle en pâte au parfum d’amande amère qui avait l’avantage de ne pas salir les vêtements. Quand à son pouvoir collant, c’était une autre affaire… 

    Mon premier modèle en papier fut un car de police découvert, par le plus grand des hasards, sur le site  http://pierreg.free.fr/carton. Je le montais plus par curiosité qu’autre chose, mais je trouvais le résultat si sympa que j'ai enchainé avec la VESPA 400 proposée sur le même site. Il faut dire que c’est au volant de cette voiture que je fis mes premières armes (en matière de conduite comme d’amourettes). De plus, elle était de la même couleur : bleue !

    Je découvris sur le net des sites comme http://www.3dpapermodel.com.tw/ qui proposent des centaines de maquettes en téléchargement gratuit. Très vite je me lassais des maquettes simples et me lançais dans des maquettes de plus en plus compliquées, mais il faut dire que leur nombre est limité sur ce type de site.

    Je me procurais donc, auprès de commerces en ligne spécialisés, les modèles susceptibles d’assouvir ma soif naissante de construction. Ce fut ma période F1 au 1/24.

    Puis je renouais avec ma passion des avions avec des maquettes au 1/33.

    Le forum http://www.maquettes-papier.net/forumenpapier/ me permit d’échanger et de faire la connaissance de modélistes expérimentés en la matière et, tout doucement, une idée mûrissait en moi…créer mes propres modèles.

    Pourquoi ?  L’histoire de l’aéronautique française regorge d’appareils qui, faute d’avoir atteints une certaine notoriété, n'ont guère de chances d’atteindre un jour la grande diffusion sous forme de maquettes à monter en plastique.

    La maquette papier me semble un moyen d’y remédier.

    Ce fut le début d'une passion pour cette forme de maquetisme et je compte bien vous la faire partager.

    Vous saurez tout sur ma façon d’opérer : l’outillage, les astuces, les logiciels que j’utilise pour les dessiner.

    Mon but : vous faire partager ma passion certes, mais aussi, qui sait, susciter des vocations!


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